Partez à la découverte de ce nouvel itinéraire transfrontalier, traversant la Haute Provence et les vallées de Blanche Serre-Ponçon. La Routo provient de l’occitan « far la routo » qui signifie littéralement partir sur le chemin, prendre la route puis transhumer.

Sur les chemins de la transhumance

Labellisé sentier de Grande Randonnée par la Fédération Française de Randonnée Pédestre en juin 2020, ce nouvel itinéraire révèle le formidable patrimoine lié au pastoralisme de la Provence et des Alpes.

Le GR®69 La Routo® est un itinéraire pédestre reliant la plaine de la Crau à la Vallée de la Stura en Italie. L’itinéraire rejoint la Haute-Provence par Saint-Jurs puis traverse Digne-les-Bains pour atteindre la Vallée de la Blanche par les villages du Vernet et de Seyne-les-Alpes. Au total, 7 des 33 étapes de l’itinéraire traversent le territoire. Dès le printemps et durant tout l’été, venez parcourir les chemins de la transhumance et découvrir des paysages à couper le souffle ! Cet itinéraire est aussi l’occasion d’appréhender le métier de berger à travers musées, écomusées et lieux d’élevage. 

@ AD04-Raoul Getraud

De Saint-Jurs à Seyne-les-Alpes, faites étape en Haute-Provence et dans la Vallée de Blanche Serre-Ponçon

La Routo® traverse le département des Alpes de Haute-Provence sur plus de 240 km soit près de la moitié de l’itinéraire. Le territoire de Provence Alpes Agglomération, du village de Saint-Jurs sur le plateau de Valensole jusqu’au village de Seyne-les-Alpes, représente parfaitement la transition entre la Provence et les Alpes. Les randonneurs seront ainsi amenés à découvrir l’ensemble des signes anciens ou actuels liés à l’élevage, au travers des aménagements réalisés pour les troupeaux transhumants (pierres relevées, murets, aires de repos, ponts et fontaines) mais également des paysages façonnés par leur passage.

Histoire de la transhumance de la Provence au Piémont

Dès le milieu du XVème siècle les grands transhumants quittaient, au printemps, les plaines desséchées de Provence pour « faire la route » (far la Routo, en occitan). Les bergers et leurs troupeaux gagnaient alors via le col de Larche les estives de la Vallée de la Stura, à la recherche de nouveaux alpages rendus nécessaires par le développement de cette activité. La transhumance a alors créé des liens immuables entre ces « pays » et de nombreux éleveurs installés aujourd’hui en Provence sont originaires des Vallées occitanes du Piémont et notamment de la Vallée de la Stura.

@AD04-Teddy Verneuil

La transhumance désigne les déplacements saisonniers de grands troupeaux d’ovins, de bovins, de caprins et d’équins, sur des distances plus ou moins longues. En France, elle demeure une pratique très vivante dans les vallées de montagne et l’ensemble du bassin méditerranéen. Avec une grande diversité de formes, elle marque et conditionne les relations entre les hommes, les animaux et les écosystèmes. Les pratiques et savoir-faire de la transhumance en France ont été inscrits à l’inventaire national du Patrimoine culturel immatériel en juin 2020. Ils font l’objet d’une candidature internationale pour une inscription sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l’humanité (UNESCO) en 2023.

 Coup d’œil sur les étapes

  • Étape 13 : De Saint-Jurs à Bras d’Asse – 11,6 kilomètres 

Le poteau de Telle, carrefour de la transhumance, représentant le basculement du plateau de Valensole vers les proches montagnes, mais également la draille des troupeaux d’Arles.

  • Étape 14 : De Bras d’Asse à Le Chaffaut – 20 kilomètres 

L’ancienne draille de Lagremuse, le lycée agricole et la ferme expérimentale de Carmejane. Le village provençal typique du Chaffaut Saint Jurson au cœur de champs de lavande et de tournesols. 

  • Étape 15 : De Le Chaffaut à Digne-les-Bains – 11,4 kilomètres  

L’exposition « territoire de transhumance » au musée promenade et l’exposition « La Routo, sur les chemins de la transhumance 1783-1945 » aux Archives départementales de Digne-les-Bains. 

  • Étape 16 : De Digne-les-Bains à La Javie – 20,6 kilomètres 

L’écomusée « La Javie autrefois », véritable voyage dans le temps à travers 8 expositions à thème et dont une salle est consacrée à la vie du berger. 

  • Étape 17 : De La Javie à Le Vernet – 19,1 kilomètres 

Le relarg au col du Labouret (emplacement spécial réservé aux troupeaux transhumants), la vue sur l’alpage du Blayeul, ou encore la VIAPAC – route de l’art contemporain, projet d’envergure européenne reliant les villes de Digne-les-Bains (France) à Caraglio (Italie). 

  • Étape 18 : De Le Vernet à Seyne-les-Alpes – 14,4 kilomètres 

L’alpage de Charcherie, la Maison du Mulet, mais aussi la citadelle Vauban et l’œuvre d’art contemporain « le Donjon de l’Ours qui dort » de l’artiste américain Mark Dion. 

  • Étape 19 : De Seyne-les-Alpes à Vallon du Laverq – 21,6 kilomètres 

La draille de Bernardez, superbe point de vue sur les paysages pastoraux de la Vallée.